« Je déroule la pelote de ma mémoire sans voir encore les fils qui se trouvent en plein centre, recouverts par d’autres souvenirs, plus vifs ou plus récents. Je tire un petit fil et découvre qu’il est bien plus long qu’il n’y paraissait au premier abord. Parfois, je me demande si j’ai raison d’effectuer ce travail, si ce ne sont pas ces souvenirs et les remords qui les accompagnent forcément qui me tueront avant l’heure officielle. Ou peut-être ne fais-je tout cela que pour trouver des excuses à mon crime. Je ne sais pas. Mais tu dois apprendre la vérité avant ton grand départ, ma Biquette. Je ne crois pas que l’on puisse savoir où l’on va quand on n’a, comme toi, aucune idée d’où l’on vient. »
L'histoire s'ouvre sur une confession choc et mystérieuse par une lettre de Célestine, une vieille femme qui écrit à une personne surnommée "Biquette" :
« Le jour où je suis devenue une meurtrière, j’ai cessé d’aimer les mirabelles. »
À partir de cet aveu, le roman tisse des allers-retours dans le temps pour lier les destins de quatre femmes (lire la suite)

