Affichage des articles dont le libellé est Challenge Lectures 2024. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Challenge Lectures 2024. Afficher tous les articles

21 déc. 2024

Le challenge 2024 est fini pour moi....

L'année n'est pas encore terminée et pourtant, je dois annoncer que le challenge est terminé pour moi cette année. Une grosse contrainte technique m’a fait perdre beaucoup de temps : j’ai dû recommencer tout mon site suite à un problème majeur. J’ai repris chaque article de l’année 2024 et n’ai pas eu le courage de poursuivre pour les années précédentes…..

Entre la reconstruction de mon espace en ligne et la gestion de mes autres projets, je n’ai pas pu finaliser le challenge comme je l’espérais. Cela reste une belle expérience, même si elle s’est arrêtée prématurément.

Je participe à ce Challenge depuis 3 ans :

  • 2022 : 42 livres lus dont 8 hors catégorie

  • 2023 : 46 livres lus dont 9 hors catégorie

  • 2024 : 40 livres lus dont 9 hors catégorie

Voici un résumé des différentes catégories pour lesquelles j’ai présenté un livre :

Catégorie 1 : Un roman avec un/des livre(s) sur la couverture

Catégorie 2 : Un livre dont l'histoire se passe dans les années 60

Catégorie 3 : Un livre dont le titre contient un point d'interrogation

Catégorie 4 : Un livre à la couverture très colorée : Noël à la charmante librairie de Jenny COLGAN

Catégorie 5 : Un livre d'un genre que vous n'avez pas l'habitude de lire

Catégorie 6 : Un classique revisité : Manon Lescaut de l’Abbé PREVOST 

Catégorie 7 : Le roman d'un auteur décédé en 2023

Catégorie 8 : Un roman dystopique : QI Quand la réussite a un prix de Christine DALCHER

Catégorie 9 : Un roman dont le narrateur est écrivain

Catégorie 10 : Un livre d'un auteur australien

Catégorie 11 : Un premier roman

Catégorie 12 Un livre dont le titre comporte quatre mots : La sœur du Roi de Alexandra DE BROCA

Catégorie 13 : Un livre dont l'histoire se passe en Bretagne

Catégorie 14 : Un livre dont le titre fait au moins 40 points au Scrabble : La momie de La Butte-aux-Cailles de Claude IZNER

Catégorie 15 : Un livre dont les chapitres ont un titre : Mangeuses, histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l’excès de Lauren MALKA

Catégorie 16 : Un roman dont le titre comporte une gourmandise

Catégorie 17 : Un livre auto-édité : Jeanne l’Alsacienne de Laure MESTRE

Catégorie 18 : Une biographie : Vidocq de Marie Helène PARINAUD

Catégorie 19 : Un livre dont l'auteur porte votre prénom : Les tisserands de la Licorne de Françoise BOURDON

Catégorie 20 : Un livre dont le titre commence par K, V, W, X, Y, Z

Catégorie 21 : Un livre dont l'auteur a un nom de famille qui est un nom commun : Le bois de lune de Françoise BOURDON

Catégorie 22 : Un livre écrit par l'un de vos auteurs préférés : Le piège de verre de Eric FOUASSIER

Catégorie 23 : Un roman de plus de 500 pages : La chute des géants de Ken FOLLETT

Catégorie 24 Un livre dont le titre comporte un seul mot : HK de Chochana BOUKHOBZA  (convient également pour la catégorie 43) 

Catégorie 25 : Un livre d'un auteur japonais : Le livre du thé de Kakuzô OKAKURA

Catégorie 26 : Un roman qui fait partie d'une série d'au moins quatre tomes

Catégorie 27 : Un roman dont les héros sont membres d'une organisation secrète

Catégorie 28 : Un livre dont le titre comporte le prénom d'un membre de votre famille

Catégorie 29 : Un livre avec un accessoire de mode sur la couverture : L’ordre du jour d’Eric VUILLARD

Catégorie 30 : Un roman cité dans un autre roman : Les gens dans l’enveloppe d’Isabelle MONNIN

Catégorie 31 : Un livre dont l'auteur a la même date d'anniversaire que vous

Catégorie 32 : Un livre qui a été adapté au cinéma ou en série : Alice au pays des merveilles de Lewis CAROLL

Catégorie 33 : Un livre dont la couverture comporte une personne de dos : Là où sont tes racines de Ellen Marie WSEMAN

Catégorie 34 : Un roman dont le titre comporte le nom d'une plante : Les fleurs de soleil de Simon WIESENTHAL

Catégorie 35 : Un roman dont le titre comporte un point cardinal

Catégorie 36 : Un roman qui a obtenu le prix Goncourt

Catégorie 37 : Un livre dont le titre comporte une partie du corps : Le cœur battant du monde de Sébastien SPITZER

Catégorie 38 : Un livre féministe : Frondeuses : l'émancipation sexuelle de la femme. Madeleine PELLETIER

Catégorie 39 : Un livre dont le titre comporte le nom d'un pays

Catégorie 40 : Un roman gothique

Catégorie 41 : Un livre qui comporte des flashbacks : L’orpheline des Soeurs de la Charité de Florence ROCHE

Catégorie 42 : Un roman de moins de 200 pages : Les morts ont la parole de Philippe BOXHO

Catégorie 43 : Un roman dont l'histoire parle d'un secret de famille : Un puma dans le cœur de Stéphanie DUPAYS

Catégorie 44 : Un livre qui comporte une scène qui se passe dans un hôpital : L’enfer de Kathy de Kathy O’BEIRNE

Catégorie 45 : Un livre d'un auteur russe

Catégorie 46 : Un livre recommandé par notre libraire/bibliothèque

Catégorie 47 : Un livre dont la couverture ne comporte pas d'illustration : Votre cerveau vous joue des tours de Albert MOUKHEIBER 

Catégorie 48 : Un manga : Reine d’Egypte de Chie INUDOH

Catégorie 49 : Un livre dont les bénéfices vont à une association : Naitre fille de Alice DUSSUTOUR

Catégorie 50 : Un livre dont l'auteur écrit aussi bien pour les enfants que pour les adultes

Catégorie 51 : Un livre dont la couverture comporte un animal légendaire

Catégorie 52 : Un livre qui nous a donné envie de voyager dans le pays où se déroule l'histoire

Catégorie 53 : Un roman dont le titre est écrit en rouge : Code 1879 de Dan WADDELL

Catégorie 54 : Le livre d'un auteur dont on ne sait prononcer le nom (convient également pour la catégorie 26) : Tant que le café est encore chaud de Toshikazu KAWAGUCHI

Catégorie 55 : Un livre dont la couverture fait peur

Catégorie 56 : Un roman de Stephen King

Catégorie 57 : Un livre d'un auteur sud-américain

Catégorie 58 : Un roman Young adult

Catégorie 59 : Une BD

Catégorie 60 : Un polar scandinave : Du sang sur la Baltique de Viveca STEN

*

Les hors catégories :

L’abandon d’enfants d’Isabelle LE BOULANGER

Monsieur de Paris d’Emmanuel ROBERT-ESPALIEU (catégorie 15)

Le valet de pique de Marie De PALET (catégorie 43)

La prophétie des marguerites de Alain LEONARD (catégorie 34)

La tondue de Marie De PALET

La mémoire d’une autre de Mélanie ROSE (catégorie 41)

Un coin d’humanité de KEK (catégorie 49)

Le grand soir de Gwenaël BULTEAU (catégorie 33)

La couleur du destin de Mireille PLUCHARD

Le Challenge 2024 est mort….. Vive le Challenge 2025 !

Les morts ont la parole de Philippe BOXHO

 

Catégorie 42 : un roman (un livre) de moins de 200 pages

*

Quatrième de couverture : « Médecin légiste depuis plus de trente ans, le docteur Philippe Boxho nous fait découvrir dans cet ouvrage son quotidien fait de morts qui ne le sont pas toujours ou pas encore, de disparitions de cadavres, de dissimulations de meurtres, de suicides étonnants. De la scène de crime à la salle d'autopsie, entre pratique médicale et enquête policière, l'expert médico-légal nous raconte son métier, qui est aussi sa passion. Il nous relate ainsi l'évolution du corps après la mort à travers des histoires de mouches, puis il s'arrête sur cet homme qui pensait mourir d'un seul coup de feu et qui a dû s'y prendre à quatorze reprises, sur cet autre qui, en voulant se pendre, est finalement décédé d'une fracture du crâne, sur ce meurtrier qui n'aurait jamais dû consommer d'alcool ou encore sur cette morte qui avait le mauvais goût de transpirer. Les histoires rassemblées ici sont toutes vraies, rien n'est inventé. Il n'y a d'ailleurs pas besoin d'inventer, la réalité se suffit à elle-même tant l'imagination humaine est libérée quand il s'agit de mourir, de tuer, de se suicider, de faire disparaître un corps. Âmes sensibles s'abstenir... »

Quand je dis que le Challenge me permet de sortir des sempiternelles lectures, ce livre en est un bel exemple ; bloqué sur les livres de Michel SAPANET ou les histoires incroyables de Kay Scarpetta de Patricia CORNWELL, je viens de découvrir un nouvel auteur, et quel auteur !

Ce livre offre un aperçu unique du quotidien d'un médecin légiste, combinant des récits médicaux et policiers, mettant en lumière l'évolution du corps après la mort. C'est une lecture captivante pour ceux qui s'intéressent à la médecine légale et aux histoires vraies.

« Une autopsie sert à démontrer non seulement la cause du décès, mais aussi l’absence de toute autre cause » ; un médecin légiste est donc un expert judiciaire qui se doit « d’être neutre et cette neutralité doit aussi s’exprimer à travers sa démarche autopsique. »

Ces récits sont passionnants. On y apprend le principe de Locard qui développe que « tout contact laisse trace », puis vient l’énoncé d’Adolphe Quetelet : « chaque objet est unique » et enfin le très célèbre Bertillon, pionnier de la police scientifique.

Un livre bien surprenant, tant l’imagination est débordante en matière de crimes….

*

Pour en savoir plus :

Principe d'échange de Locard — Wikipédia

Qui était Edmond Locard, le pionnier lyonnais de la criminologie ?

Microsoft Word - EdmondLocard.doc

Adolphe Quetelet, le père de la statistique moderne | Focus on Belgium

Quand la réussite a un prix de Christina DALCHER

Catégorie 8 : Un roman dystopique

*

Un roman dystopique est un récit de fiction qui dépeint une société imaginaire où les conditions de vie sont extrêmes, difficiles et surtout oppressives. Contrairement à une utopie, qui décrit une société idéale et parfaite, une dystopie présente un avenir sombre et pessimiste : un gouvernement totalitaire, la privation des libertés individuelles et des droits fondamentaux, une société en déclin ou en ruine, souvent marquée par la pauvreté, la surpopulation, ou la dégradation environnementale, et un cadre futuriste une anticipation sociale critique les tendances actuelles.

Adolescente et comme beaucoup d’entre nous, j’ai lu 1984 de George Orwell, Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley ou bien Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. A cette époque, ces récits m’avaient beaucoup alarmée.

Parce que les romans dystopiques sont souvent écrits pour inciter les lecteurs à réfléchir sur les conditions actuelles de la société, ils présentent des scénarios extrêmes et des futurs « possibles », mettant en lumière les problèmes et les dangers potentiels de nos systèmes politiques, sociaux et économiques actuels.

Je me suis donc plongée dans La Servante écarlate de Margaret Atwood ; l’histoire se déroule dans une société totalitaire appelée la République de Gilead, où les femmes sont réduites à des rôles spécifiques et subissent une oppression extrême. Je n’ai pas pu terminer le livre, tant il m’a révoltée…

J’ai donc choisi un livre plus récent : QI - Quand la réussite a un prix de Christina Dalcher, publié en 2021.

L’histoire se passe dans une société où le potentiel de chaque enfant est évalué par une mesure standardisée appelée le quotient Q. Ceux qui obtiennent un score élevé peuvent fréquenter des écoles d’élite et bénéficier d’un avenir prometteur, tandis que ceux qui ont un score bas sont envoyés dans des internats fédéraux avec des perspectives limitées.

Le roman suit Elena Fairchild, une enseignante dans une école d’élite, qui soutient ce système jusqu’à ce que sa propre fille échoue à un test et soit envoyée dans une école de moindre qualité. Cela pousse Elena à remettre en question le système et à tout faire pour récupérer sa fille.

Ce livre explore des thèmes comme l’eugénisme, les violences intrafamiliales, les inégalités sociales, la discrimination et les dangers d’une société qui valorise uniquement la réussite académique ; il propose surtout une réflexion glaçante sur les dérives possibles de nos systèmes éducatifs et sociaux.

De quoi faire réfléchir ! Sous des allures romancés, ce livre présente une critique sociale, soulignant les injustices et les inégalités ; il nous invite à réfléchir sur les implications éthiques et sociales de nos systèmes éducatifs et sur la manière dont nous évaluons et valorisons les individus dans notre société.


17 déc. 2024

Un coin d'humanité de KEK

 Hors catégorie

Peut convenir pour la Catégorie 49 : Un livre dont les bénéfices vont à une association

puisque la totalité des droits d'auteur et de la marge de l'éditeur est reversée à l'association Les Restos du Coeur.

*

Les chroniques BD d'un bénévole aux Restos du Coeur.

Quatrième de couverture : « 
On s'est tous paumé à un moment de notre vie, mais, pour certains, ce moment dure un peu trop longtemps. Pour ceux-là, 70 000 bénévoles aux Restos du Cœur sont présents toute l'année, pour la chaleur d'un repas, d'un échange ou d'une main tendue, à une époque où le social est un réseau distancié.
Dans cet album, commencé pendant le temps suspendu du confinement du printemps 2020, Kek partage son expérience de bénévole, croquant au fil de ses chroniques des portraits attachants et bouleversants, remplis d'humour, de tendresse, et de bien plus qu'un coin d'humanité
 ».

Kek livre ici un témoignage authentique, centré sur la réalité du terrain. Chaque situation, chaque personnage, correspondent à une réalité. La BD m'a permis de prendre conscience de toutes les missions des bénévoles aux Restos. L'association, fondée par Coluche, est un vrai vecteur de lien social. Face à la précarité des situations évoquées dans l'album, on ne peut que relativiser et se sentir bien chanceux. La BD contribue à rendre visible les « invisibles » et ceux qui leur offrent leur temps (et bien plus), les bénévoles au grand coeur. Une belle façon de mettre la lumière sur les Restos du Coeur, dont l'existence est maintenant indispensable pour de nombreux Français.


La mémoire d'une autre de Mélanie ROSE


 Hors catégorie

*

En pleine tempête de neige, une jeune femme est victime d'un accident de la route ; elle s’évanouit et se retrouve hébergée par Vincent, qui vit avec sa fille Jade, six ans et la gouvernante Tara.

A son réveil, elle ne sait plus qui elle est, ce qu’elle fait dans cette maison et pourquoi. Elle va tout tenter pour retrouver son identité. Désespérée du temps qui passe sans qu’elle retrouve la mémoire, elle va même se soumettre à des séances d'hypnose qui vont l’entraîner bien malgré elle dans un voyage à l’époque victorienne. Des souvenirs enfouis émergent et l’inconnue va se prêter au jeu. Et le hasard va bien faire les choses...

J’ai lu ce livre en deux jours ; à chaque page tournée, je voulais en savoir plus…. L’auteur m’a embarquée dans son histoire et j’ai dévoré ce récit jusqu’à la fin.

Du sang sur la Baltique de Viveca STEN

Catégorie 60 : Un polar scandinave

*

Quatrième de couverture : « Un an après l’affaire Krister Berggren, un nouveau crime vient troubler les eaux de l’île de Sandhamn : cette fois, l’inspecteur Thomas Andreasson et son amie Nora Linde enquêtent sur la mort du vice-président de la Royal Swedish Yachting Society, assassiné au cours d’une régate. Crime passionnel, règlement de comptes ou visée politique ? Les pistes sont multiples, et lorsqu’un autre membre de la Yachting Society est retrouvé mort devant sa maison, la liste des suspects se resserre autour de cette élite mondaine, prête à tout pour sauver les apparences. Infidélités, corruption et scandales rythment ce deuxième roman de la série de Viveca Sten qui nous emmène dans une course au pouvoir sans règles ni limites. »


Nous connaissons tous la série « Meurtres à Sandhamn » mais qui connaît Viveca STEN ?

Viveca Sten est une auteure suédoise, née le 18 juin 1959 à Stockholm. Elle est surtout connue pour ses romans policiers, en particulier la série « Thomas Andreasson » qui se déroule sur l’île de Sandhamn, un lieu qu’elle connaît bien puisqu’elle y passe tous ces étés.

STEN a une formation en droit, ayant obtenu un diplôme en droit de l’Université de Stockholm et un MBA (Master of Business Administration) de la Stockholm School of Economics (Ecole de Commerce). Avant de devenir écrivaine à plein temps, elle a travaillé comme avocate et conseillère juridique pour diverses entreprises.

Le style d’écriture de Viveca Sten est captivant ; le rythme soutenu et l’intrigue bien ficelée ; du moment où j’ai ouvert le livre, je ne l’ai plus lâché….. la narration est fluide et la tension constante. Un réel moment de plaisir.

Voici la liste complète des livres de la série :

  1. La Reine de la Baltique (I de lugnaste vatten) - 2008

  2. Du Sang sur la Baltique (I den innersta kretsen) - 2009

  3. Les Nuits de la Saint-Jean (I grunden utan skuld) - 2010

  4. Les Secrets de l’île (I natt är du död) - 2011

  5. Au cœur de l’été (I stundens hetta) - 2012

  6. Retour sur l’île (I farans riktning) - 2013

  7. Dans l’ombre du paradis (I maktens skugga) - 2014

  8. Au nom de la vérité (I sanningens namn) - 2015

  9. Sous Protection (I fel sällskap) - 2018.

Sandhamn est une île pittoresque et paisible et pourtant, que de meurtres pour un si petit village…. L’île offre un cadre idyllique avec ses plages de sable, ses forêts de pins et ses maisons colorées, mais elle cache aussi des secrets sombres et des mystères qui servent de toile de fond aux intrigues des romans de Viveca Sten. Ne serait-elle pas la nouvelle reine du polar venue du froid ?

*

Pour en savoir plus :

Viveca Sten — Wikipédia

Le site officiel de Viveca Sten

Ordre Chronologique des Livres de Viveca Sten

Tant que le café est encore chaud de Toshikazu KAWAGUCHI

Catégorie 54 : Le livre d'un auteur dont on ne sait prononcer le nom

*

Vous aimez le Japon ? Et bien, vous ne serez pas déçu… dans une ruelle de Tokyo, se trouve le «  Funiculi Funicula » un café bien étrange où les clients peuvent voyager dans le passé en dégustant un surprenant moka. Il faut toutefois respecter quelques règles strictes, et notamment « revenir » avant que le café de Nagare Tokita ne refroidisse, sinon, gare à la colère de l dame blanche assise sur sa chaise.

Ce roman explore l’histoire de quatre femmes :

  • Fumiko et son amoureux Goro

  • Mme Kotake et son mari Monsieur Fusagi

  • Melle Hirai et sa jeune sœur Kumi

  • et enfin Kei et son enfant….

Quatre femmes qui utilisent cette opportunité pour revisiter des moments importants de leur existence, mettant en lumière l’importance du « présent » et des relations humaines.

Mais quoiqu’il advienne, rien ne changera le présent. Alors, pourquoi ce voyage ?

« Par sa force d’âme, l’homme peut surmonter la plus douloureuse des réalité. Cette chaise ne change peut-être pas le présent, mais si elle change le cœur des hommes, c’est qu’elle a sûrement une signification importante…. »

Singulier mais philosophique, ce récit est emprunt de sagesse, de respect, d’humanité, à l’image de la culture nippone. Une belle découverte !

*

Né à Osaka en 1971, l’auteur Toshikazu Kawaguchi est un écrivain et dramaturge japonais,. Avant de se lancer dans l’écriture, il travaillait comme producteur, directeur et auteur pour la troupe théâtrale Sonic Snail. Son roman “Tant que le café est encore chaud” (2015), qui a été un énorme succès international, est adapté d’une pièce de théâtre de 1110 Productions de Kawaguchi, qui a remporté le grand prix du 10e Festival de théâtre de Suginami.

Le grand prix du 10e Festival de théâtre de Suginami est une distinction prestigieuse décernée lors d’un festival de théâtre qui se tient à Suginami, un arrondissement de Tokyo. Ce prix récompense les meilleures productions théâtrales présentées lors de ce festival.

Toshikazu Kawaguchi a également rédigé d’autres livres :

  • Le Café du temps retrouvé” - La suite de « Tant que le café est encore chaud », qui continue à explorer les histoires des clients du café tokyoite

  • Le Café où vivent les souvenirs” - Un troisième livre de la série, se déroulant dans un café différent mais avec des thèmes similaires de voyage dans le temps

  • Le Café des au revoir” - Le quatrième livre de la série

    Ce livre conviendrait donc également pour la catégorie 26.

Code 1879 de Dan WADDELL

Catégorie 53 : Un roman dont le titre est écrit en rouge

*

« Le cadavre d'un homme poignardé et amputé des deux mains vient d'être découvert, abandonné dans un cimetière de l'ouest londonien. Lors de l'autopsie, l'inspecteur Grant Foster remarque, gravée au couteau dans la peau de la victime, une inscription énigmatique pour l'interprétation de laquelle il fait appel à Nigel Barnes, généalogiste professionnel. Alors qu'un deuxième corps est identifié comme étant l'oeuvre du même assassin, leurs recherches vont les plonger dans les bas-fonds du Londres victorien et les conduire dans les méandres obscurs d'une affaire criminelle de la fin du XIXe siècle qui semble liée aux meurtres. Si leur intuition se confirme, d'autres victimes sont à redouter... Atmosphère brumeuse, suspense et humour assurent la réussite de ce premier volet d'une série originale qui interroge le passé pour mieux démasquer les monstres de notre temps ».

J’ai a-do-ré… mais peut-être parce que j’aime la généalogie – et que je fais l’arbre de ma famille ! - et que j’ai essayé de me piquer au jeu ; certes les indices sont si ténus, si improbables, qu’il est souvent difficile d’y croire.

Pourtant, les premières phrases avaient du mal à passer : qu’est-ce que la généalogie ? « des vieillards qui occupaient les jours qui leur restaient, avant que la mort ne frappe à leur porte, en faisant des recherches sur leurs ancêtres . » L'inspecteur Grant Foster n’y croit pas du tout et pourtant, s'il veut résoudre ces meurtres du présent, il va devoir plonger dans le passé et remonter jusqu’en 1879. Dubitatif, il devra faire confiance au généalogiste Nigel Barnes pour trouver la signification de l'inscription gravée au couteau dans la peau des cadavres

Mais les évènements s’enchaînent et je me suis laissé porter….

N’allez pas chercher midi à quatorze heures, c’est uniquement un bon roman qui vous entraîne dans les bas-fonds londoniens ; vous apprendrez quelques petites choses sur le métro londonien, les vieilles ruelles, et Bartel Road….

Mais, chut…..

Laissez les inspecteurs mener l’enquête : la fin est surprenante...

Naitre fille de Alice DUSSUTOUR

Catégorie 49 : Un livre dont les bénéfices vont à une association

*

Ce livre soutenu par Amnesty International témoigne de l’importance du combat pour les droits des femmes. De la couleur rouge des « menstrues », il nous raconte la douloureuse histoire de « Naitre fille », de l’enfance à l’adolescence, à travers l’existence de cinq jeunes filles :

  • la népalaise KANEILA, qui refuse de se plier aux traditions perpétrées, non par les hommes comme on pourrait le croire, mais par de vieilles femmes de son village ; les tabous sont tenaces et la précarité menstruelle, encore bien présente aujourd’hui – mais aujourd’hui on en parle ! – même dans nos sociétés dites « modernes »,

  • la française JADE, qui n’ose plus se regarder dans un miroir, victime de la pression sociale, d’une image corporelle qui ne colle pas aux stéréotypes, souffre-douleur de la grossophobie,

  • l’afghane MAHNOOSH, qui, pour échapper au fardeau d’une vie sans liberté, a endossé l’habit d’un homme ; la population est fatiguée par la peur, la guerre et les talibans qui contrôlent tout ; mais combien de temps tiendra t-elle en annihilant son identité féminine, car là-bas, on raconte que « les filles instruites sont dangereuses » ; briser le silence est une chose, pouvoir en supporter les conséquences, au péril de sa vie, en est une autre…

  • la kenyane MAKENA, qui vit dans une région où les communautés nomades fonctionnent sur un modèle patriarcal ancestral et où l’excision et le mariage forcé sont de rigueur, sous peine d’exclusion….

  • La mexicaine LUISA, victime du harcèlement de rue, aborde le problème du féminicide ; toute violence est à proscrire et d’autant plus un crime ! Elle se pose les bonnes questions et sait désormais que « ce n’est pas ma tenue le problème, c’est ton regard ».

D’où qu’elle soit, chaque petite fille doit prendre conscience qu’elle n’est pas traitée comme les autres, simplement parce qu’elle est une fille. Sortons de ce cliché que proclame que « Naitre fille » est une malchance….

Chaque récit, agrémenté d’images colorées, est suivi de pages documentaires pour élargir le débat ; de même, à la fin du livre, des informations plus concrètes (films et sites) sont mentionnées pour en savoir plus.

Cet album devrait être lus par tous, filles comme garçons.

Dans ma vie professionnelle, j’ai rencontré de nombreuses femmes qui m’ont fait confiance et qui m’ont racontée leur histoire : viols, incestes, harcèlements, violences intra-familiales, excision, mariages forcés….

On pourrait croire qu’en France, nous sommes à l’abri de toutes ces violences ; la différence avec hier, c’est qu’aujourd’hui la parole tend à se libérer ; mais il ne faut rien lâcher.

Ne jamais oublier que le combat des femmes est un perpétuel recommencement ; que nous n’acceptons pas ce que nos sœurs, nos mères et nos grand-mères ont supporté, que rien n’est jamais totalement acquis !