Catégorie 72 : Un livre issu d’un podcast ou d’une émission
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J’aime broder « utile » et notamment en écoutant des podcasts sur des thèmes d’actualité ; j’ai par exemple écouté « Masculinisme : guerre idéologique ou guerre des sexes ? » où le nom de l’auteur Pauline GONTHIER était cité.
J’ai donc voulu aller plus loin et me suis attaquée au roman contemporain – percutant – de Parthenia, ayant entendu que l’auteur s’était fortement documentée pour écrire son livre.
Le roman croise les destins de deux personnages que tout oppose dans le monde réel, mais qui se retrouvent connectés par le même univers virtuel.
BAPTISTE, un jeune homme à la dérive
Détruit par une rupture amoureuse récente, sans emploi et menacé d'expulsion par son père, il passe ses journées et ses nuits enfermé dans sa chambre. Il plonge progressivement dans la « manosphère », ces forums en ligne de conseils en séduction qui basculent rapidement dans la haine misogyne et le ressentiment anti-femmes.
LEA, une jeune femme d'origine immigrée et lesbienne
Elle travaille comme attachée parlementaire au cœur d'une équipe de campagne politique d'extrême droite menée par un leader populiste nommé Bourgel, adepte des déclarations chocs et réactionnaires. Léa s'épuise à corps perdu dans ce travail pour propulser la carrière de son patron, malgré les contradictions de son propre profil dans ce milieu.
Le pont virtuel : Parthenia
Seul point commun entre Baptiste et Léa, Parthenia est un jeu vidéo de simulation en ligne très populaire, prenant la forme d'une cité gréco-romaine idéale. Dans ce monde virtuel, les joueurs gèrent une société basée sur la discipline, le sens du devoir, la virilité antique et l'esprit de communauté.
Pour Léa comme pour Baptiste, ce jeu est un exutoire, une soupape de sécurité face à la violence de leur quotidien.
De l'écran à la réalité
L'enjeu central du roman réside dans la porosité entre le virtuel et le politique. Le livre décortique avec précision comment la solitude et le rejet amoureux peuvent mener à une radicalisation sexiste et misogyne sur internet.
Parthénia est un roman noir – très noir mais lucide - sur la « guerre des sexes » et le malaise civilisationnel à l'ère du numérique, montrant comment le divertissement virtuel peut devenir le bras armé d'une dérive démocratique bien réelle.
Cependant, malgré ses qualités littéraires, je n’ai pas apprécié ce livre. L’univers qu’il dépeint, marqué par une vision profondément hostile aux femmes, m’a paru trop violent et trop éloigné de mes convictions. Je défends une conception de l’égalité où les femmes et les hommes avancent côte à côte, sans hiérarchie ni domination. La représentation proposée dans Parthénia s’inscrit à l’opposé de cette perspective, ce qui a rendu ma lecture difficile et souvent plus que pénible.
Il semble que mon esprit ne soit pas tout à fait calibré pour goûter pleinement à ce genre de lecture.

